Étude en vie réelle de l'ajout du Nivolumab à la chimiothérapie dans les adénocarcinomes oesogastriques avancés/métastatiques, HER2-négatifs.
- MELCHIOR, Caroline (2025)
Thèse d'exercice
- Titre
- Étude en vie réelle de l'ajout du Nivolumab à la chimiothérapie dans les adénocarcinomes oesogastriques avancés/métastatiques, HER2-négatifs.
- Nivolumab Plus Chemotherapy in Advanced HER2-Negative Gastric and Esophageal Adenocarcinomas: A Western Multicenter Real-World Study
- Auteur
- MELCHIOR, Caroline
- Directeur de thèse
- DE LA FOUCHARDIERE, Christelle
- Date de soutenance
- 18 avril 2025
- Discipline
- Médecine
- Résumé
-
Le traitement standard de première intention des cancers oesogastriques avancés/métastatiques, HER2-négatif reposait sur une association de chimiothérapie (CT)à base de 5-fluoro-uracile/platine, avec une survie globale médiane < 1 an. Ce standard a été modifié par l'introduction des inhibiteurs de PD-L1 en combinaison avec la CT, montrant des bénéfices en termes de survie globale (SG), de survie sans progression (SSP)et de taux de réponse global par rapport à la CT seule. En Europe, le Nivolumab a été le premier inhibiteur de PD-L1 remboursé, basé sur les résultats de l'étude Checkmate 649.
Nous avons réalisé une étude rétrospective, multicentrique, observationnelle dans six centres anticancéreux du réseau UNICANCER, incluant des patients diagnostiqués d’adénocarcinomes oesogastriques, métastatiques avec CPS ≥ 5, traités en première ligne par Nivolumab + CT, entre le 1er janvier 2022 et le 31 juin 2023. Notre critère d’évaluation principal était SG, et les critères secondaires comprenaient la SSP, la taux de réponse objective, la SSP2 ainsi que le profil de tolérance du traitement.
Soixante-seize patients ont été identifiés comme ayant reçu une ou plusieurs doses de Nivolumab en combinaison avec une chimiothérapie entre janvier 2022 et juin 2023. Avec une durée médiane de suivi de 23,5 mois [IC à 95% : 21,1-27], la médiane de SG était de 12,7 mois [IC à 95% : 9,4-17,0] et médiane de SSP de 6,4 mois [IC à 95% : 4,8-8,8]. D'autres résultats ont montré une amélioration significative de la SG et de la SSP chez les patients avec des tumeurs dMMR/MSI (N=11). Dans ce sous-groupe, la médiane de SG était de 24,5 mois (HR 0,35 [IC à 95% : 0,14–0,88]), et la médiane de SSP était de 17 mois (HR 0,29 [IC à 95% : 0,12–0,67]). Avec la limite d’une petite cohorte de patients, le FOLFIRI semble être l'option de traitement de seconde ligne la plus favorable, démontrant une médiane de SSP2 de 2,9 mois contre 1,9 mois avec Paclitaxel (HR 0,41 [IC à 95% : 0,11–1,02]). Les effets indésirables les plus fréquents de la combinaison Nivolumab + chimiothérapie étaient l'asthénie, la neuropathie périphérique, les nausées, les diarrhées, l'anémie et la neutropénie. Les effets indésirables grade 3-4 liés à la combinaison sont survenus chez 25% des patients et 2 décès liés à l'immunothérapie ont été rapportés.
Nos données de vie réelle semblent cohérentes avec les résultats de l'essai randomisé de phase III CheckMate 649. Les patients avec des profils dMMR/MSI semblent tirer un bénéfice significatif de l'ajout de l’immunothérapie. Nous n'avons pas identifié de nouveaux critères permettant d’affiner les indications d'immunothérapie ou de mieux cibler les populations qui en tireraient le plus grand bénéfice. - Mots-clés
- Jonction oesophago-gastrique
- Cancer
- Adénocarcinome
- Cancer digestif
- Chimiothérapie anticancéreuse
- Immunothérapie
- Instabilité des microsatellites
Citation bibliographique
MELCHIOR, Caroline (2025), Étude en vie réelle de l'ajout du Nivolumab à la chimiothérapie dans les adénocarcinomes oesogastriques avancés/métastatiques, HER2-négatifs. [Thèse d'exercice]